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Dégât des eaux : les bons réflexes, et pourquoi un assureur unique règle plus vite

Le dégât des eaux est le sinistre le plus fréquent en copropriété, et aussi l’un des plus stressants sur le moment. Quelques réflexes simples, dans les premières heures, permettent d’en limiter les conséquences et de faciliter l’indemnisation.

La première urgence est de stopper la cause quand c’est possible : couper l’arrivée d’eau, et l’électricité si l’eau approche d’installations électriques. Vient ensuite la protection : éponger, déplacer ou surélever les meubles et les objets sensibles, pour éviter que les dégâts ne s’aggravent. Il est utile de prendre des photos avant de nettoyer, car elles serviront de preuve de l’état des lieux.

Il faut aussi prévenir les personnes concernées : le voisin d’où provient la fuite ou celui qui est touché en dessous, et le syndic si les parties communes sont impliquées. Lorsque plusieurs logements sont concernés, un constat amiable dégât des eaux, rempli avec les voisins, décrit l’origine et l’étendue des dommages ; il est ensuite transmis à l’assureur.

La déclaration doit intervenir rapidement, dans le délai prévu au contrat, généralement de quelques jours. Mieux vaut déclarer même en cas de doute sur l’ampleur des dégâts : un sinistre déclaré tardivement est plus difficile à faire prendre en charge.

C’est ensuite que la structure de l’assurance fait toute la différence. Dans le schéma classique, une même fuite met en présence l’assureur du logement d’origine, celui du logement touché et celui de l’immeuble. Chacun cherche la part qui relève de son contrat, et les échanges entre compagnies retardent le règlement, pendant que la remise en état attend.

Lorsqu’un seul assureur couvre le bâtiment, ses occupants et ses bailleurs, cette source de blocage disparaît en grande partie. Le sinistre devient interne à une seule compagnie : un interlocuteur reçoit la déclaration, un expert intervient quel que soit le montant, et l’indemnisation ne dépend plus d’une recherche préalable de responsable. Lorsque le logement est touché en même temps que l’immeuble, la franchise de l’occupant peut même être annulée. Les modalités exactes, franchises et plafonds compris, restent celles du contrat actif de l’immeuble, qu’un audit permet de vérifier.

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