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Une seule police pour tout l’immeuble : ce que montrent la Belgique et le Québec

En France, un immeuble est habituellement couvert par un empilement de contrats : la multirisque de la copropriété, l’assurance habitation de chaque occupant, celle de chaque bailleur et de chaque locataire. Cette superposition coûte cher deux fois - en primes, chacun payant ses propres frais, et en sinistres, chaque dégât mobilisant plusieurs assureurs. Ailleurs, d’autres organisations existent depuis longtemps.

En Belgique, la « police globale » est souscrite pour l’ensemble de la copropriété et couvre la totalité du bâti, parties communes et parties privatives immobilières réunies. Le modèle est mûr et documenté : l’économie moyenne constatée est d’environ 25 % sur le cumul des primes, la prime étant répartie entre les lots selon leurs quotes-parts.

Au Québec, une police collective couvre depuis des années la valeur de reconstruction de chaque immeuble, y compris la structure de chaque logement. Le pays a formalisé un outil précieux : la « description de l’unité standard », un document qui fixe l’état d’origine des lots. Tout ce qui en relève est couvert par la police collective ; les améliorations apportées par l’occupant restent à la charge de son assurance personnelle. La frontière est ainsi nette, sans débat au moment du sinistre.

Le Royaume-Uni connaît une logique voisine avec la « block insurance » : le propriétaire de l’immeuble assure la totalité du bâtiment, appartements compris. Trois pays, trois régimes juridiques différents, mais un même constat.

L’enseignement commun est simple : la vraie frontière n’est pas entre parties communes et parties privatives, mais entre le contenant et le contenu. Tous ces modèles assurent 100 % du bâti sous une seule police, laissent au privatif le contenu mobilier, et sécurisent l’ensemble par deux mécanismes - une délimitation claire, comme l’unité standard, et des abandons de recours généralisés qui évitent que les assureurs se retournent les uns contre les autres.

La police unique d’immeuble transpose ces principes éprouvés au marché français. L’intérêt concret pour chaque immeuble dépend de sa situation de départ : c’est l’objet de l’audit gratuit, qui compare vos contrats actuels et estime l’économie propre à votre bâtiment. Les garanties et les plafonds figurent toujours au contrat proposé.

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